Yayoi Kusama

peintre japonaise du XXème siècle, 1929

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Côte, prix et estimation de l’artiste Yayoi Kusama

Peinture : 9.100-4.9100.000€

Dessin : 840-343.000€

Estampe : 220-42.500€

Sculpture : 3.000-1.000.000€

Céramique : 100-23.100€

Objet : 80-186.000€

Photographie : 750-16.700€

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Le parcours d’Yayoi Kusama 

L’artiste japonaise naît à Matsumotoe en 1929 et décide 28 ans plus tard de s’installer à Seattle pour ensuite gagner New York en 1958. Elle qui réalisait autre fois de petites gouaches ainsi que des dessins se met à peindre des peintures bien plus imposantes. Elle développe également un goût prononcé pour la répétition du motif qu’elle fait évoluer au cours de sa carrière et entretenait une relation avec le célèbre artiste minimaliste américain Donald Judd. Se lien entre les deux artistes contribua à façonner leur propre style.

C’est grâce, notamment, à un sens accru de la communication qu’elle s’intègre sans peine dans le milieu artistique new-yorkais, gagnant ainsi l’attention de figures importantes du monde artistique de l’époque, dont Goergia O’Keeffe avec la quelle Yayoi entretenait déjà une correspondance.

Sa première exposition eut lieu dans la Brtata Gallery à New York en octobre 1959. Elle y expose ses Infinity Net paintings avec des motifs chères au minimalisme, tel que l’absence de hiérarchisation ou de composition, ce qui marque l’esthétique minimaliste. «  Mes filets croissaient au-delà de moi-même et au-delà des toiles dont je les recouvrais. Ils ont commencé à couvrir les murs, le plafond et finalement tout l’univers. »

De l’importance du motif

Le répétition du motif, bientôt, se manifeste au-delà de l’échelle d’une toile classique pour créer des installations réalisées avec des matériaux recyclés, du mobilier et des objets retrouvés qu’elle recouvre de tissu. Elle en expose en 1964 à la Gallery Gertrude Stein de New York ( Aggregation : one thousand boats show). On trouve de plus en plus souvent de protubérances phalliques dans ses environnements en même temps qu’un irrépressible besoin de répétition, compulsif au sens freudien de terme, ce qui traduit le caractère pathologique et, en un sens, curatif, de son travail. L’artiste à d’ailleurs été interné plusieurs fois en hôpital psychiatrique. Mais ce facteur ne doit cependant pas oblitérer le reste de son travail original qui fut par ailleurs redécouvert dans les années 1990, lui conférant le statut d’artiste mythique et incontournable.

Son œuvre s’inscrit entre un art obsessionnel et les différents courants de l’art des années 1960 comme le pop art l’art minimal, les productions du groupe Zéro, du body art, de l’art féministe et de la contre culture psychédélique. Mais ces rapprochements furent momentanés et circonstanciés. Elle a puisé dans différents répertoires afin de créer des environnements poreux avec l’art contemporain de son temps. Si une dimension thérapeutique semble effectivement présente dans son œuvre, cette dernière n’en reste pas moins ludique, issue d’une travail en étroite coopération avec ses assistants.

Ses installations immersives ont fait l’objet de plusieurs rétrospectives, au Centre Georges-Pompidou en 2011, puis la Tate Modern de Londres et le Whitney Museum à New York.  

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