Vladimir Daniel Baranov-Rossiné

peintre ukrainien du XXème siècle, 1888-1944

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Côte, prix et estimation de l’artiste Vladimir Daniel Baranoff-Rossiné

Peinture : 2.300-120.000€

Dessin : 1.000-35.900€

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Baranoff-Rossiné et la synesthésie

Vladimir Daniel Baranoff-Rossiné naît en 1888 à Kherson d’une famille juive et ukrainienne. Artiste protéiforme, maîtrisant la musique, la peinture et la sculpture, il se fait connaître notamment pas ses créations synesthésiques liant au sien d’une même œuvre le son, la couleur et la forme.

Il étudie la peinture à Odessa puis rejoint les cours de l’Académie des beaux arts de Saint Petersbourg pendant quatre ans, de 1904 à 1907. Il est exposé lors des premières expositions avant-gardistes ukrainiennes et russes. (Le Maillon, 1908, La Guirlande 1907-1908)

Lorsqu’il emménage à Paris en 1910, il subit comme beaucoup l’influence du courant expressionniste européen, mais également du cubisme et du futurisme italien.

Vladimir Daniel Baranoff-Rossiné et ses inspirations

Les premières œuvres qu’il réalise sont signées sous pseudo et montre que l’artiste maîtrise le langage cubo-cézannien (La forge, 1911). Après s’être, par la suite, essayé au futurisme, il passe rapidement vers l’abstraction (série des Compositions abstraites).

La naissance de l’orphisme et les travaux mener sur la lumière menés par ses amis Sonia et Robert Delaunay, influence son travail et l’amène à réaliser des toiles abstraites mettant en avant le travail sur la couleur. A l’occasion, l’année suivante, du salon des indépendant, Baranoff expose une sculpture abstraite, Symphonie n°2, composée de matériaux bruts et colorés qui attire l’attention de Guillaume Apollinaire.

L’artiste fréquentait La ruche depuis 2012 qui regroupait la plupart des artistes majeurs de l’avant-garde occidentale du début du XX siècle. C’est au sein de cette communauté qu’il met au point son appareil de « projection visualo-colorées », ce qui lui permet de créer, une fois installer en Norvège en 1916 ses premiers « concerts lumineux »

Lorsqu’il revient vivre en Russie l’année suivante, il signe ses œuvres « Baranoff-Rossiné », tandis que ses recherches sur la synesthésie et la couleur finissent par aboutir à la création du Piano optophonique vers 1920-1923 qui projette « dans l’espace ou sur un écran des couleurs et des formes mouvantes variées à l’infini, dépendant absolument, comme dans le piano sonore, du fonctionnement des touches ». L’objet fut malheureusement détruit lors de la seconde guerre mondiale, mais reconstruit par la suite, en 1971, grâce aux descriptions ainsi qu’aux maquettes originales que Baranoff avait conservé. Son collaborateur Jean Schiffrine à ainsi pu la reconstruire. Elle se trouve actuellement au Musée National d’Art Modern- Centre Georges-Pompidou de Paris.

Baranov a bien sur breveté son invention (trois brevets en tout) en 1923, et donne trois concerts « opto-visuels » en 1924 dans la ville de Moscou.

Il réalise par la suite des œuvres à la gloire du communisme, dont Les 365 Jours de la révolution 1918. Il va jusqu’à fonder opto-phonique en 1926.

Baranov meurt à Auschwitz en 1944.

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