Moïse Kisling

peintre polonais du XXème siècle , 1891-1953

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Côte, prix et estimation de l’artiste Moïse Kisling

Peinture : 8.200-420.000€

Dessin : 680-13.800€

Estampe : 90-3.100€

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Moïse Kisling : amoureux de la capitale française

Moïse Kisling est un artiste né en 1891 en Pologne. Il s’installe dans la capitale française en 1910. C’est grâce à son talent très précoce ainsi qu’à son maître Joseph Pankiewicz qu’il vient vivre dans la capitale française, pousser notamment pas l’amour de ce dernier pour cette ville. Il était par ailleurs l’ami de Bonnard et Renoir. Son père aurait souhaité pour son fils qu’il devienne ingénieur mais laisse derrière lui le collège au profit des beaux arts. Kisling ne se voyait nul part ailleurs qu’à Paris. Lorsqu’il s’y installe, ce dernier devient rapidement amis avec des nombreux artistes de son temps et habite quelques temps au célèbre Bateau-Lavoir de Montmarte. Il expose pour la première fois au Salon d’automne en 1912 et marque les consciences.

Il s’engage au sein de la légion étrangère en 1914 lors de la Seconde Guerre Mondiale et obtient la nationalité Française douze ans plus tard.

Ses principaux sujets de représentation sont les fleurs et les femmes. Le peintre cherche à faire ressortir les caractéristiques modernes de la beauté de celles qu’il représente. Il les encre dans leur temps grâce à leur coupe, leurs vêtement, leur maquillage… (La divan rouge, 1917)

Un artiste mondain devenu célèbre

Sa première importante exposition à lieu en 1919. Deux ans auparavant, il épouse la fille d’un officier supérieur de la garde républicaine de Paris, Joséphine Gros, plus connue sous le nom de Renée. Ce nouveau statut social lui permet de voyager et de découvrir de nouveaux paysages,  renouvelant ainsi sa pratique tout en intégrant une vivacité nouvelle à sa palette (Port de Sanary, 1920)

La rue Joseph-Bara devient un haut lieu de l’art et de la vie parisienne lorsque Kisling s’y installe. Max Jacob, Jean Cocteau ou encore Pierre Reverdy s’y retrouve régulièrement. Le peintre avait un talent certain pour créer des liens entre différents artistes et domaines d’idées. Il héberge notamment Modigliani et lui offre un endroit ainsi que l’autorisation de ses modèles pour peindre. Les compères réalisent des portraits l’un de l’autre.

D’ « art dégénéré » à la réappropriation du succès

L’art de Kisling n’est pas épargné par le régime nazi et se voit obligé de s’exiler aux États Unis. Il continue à peindre une fois la bas et est même exposé à Los Angeles en 1942.

Il rentre en France quatre ans plus tard. Lors de cette période, sa palette de couleurs s’intensifie encore d’un cran et ses bouquets de mimosas se font de plus en plus opulents. Kisling se réapproprie pleinement la scène artistique française en 1951 lors d’une exposition à la galerie Drouant-David, mais s’éteint seulement deux ans plus tard en 1953.

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