James Ensor

peintre belge du XIX-XXème siècle , 1860-1949

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Côte, prix et estimation de l’artiste James Ensor

Peinture : 11.000-6.400.000€

Dessin : 1.800-155.000€

Estampe : 40-40.000€

Photographie : 90-500€

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Les débuts de James Ensor

James Ensor naît en 1860 dans la ville d’Ostende d’un père anglais, bourgeois et cultivés et d’une mère flamande. Sa famille détenait une boutique pleine de coquillages et d’objets curieux qui influencent ses peintures, les chargeant de motifs au sens mystérieux. Son talent très précoce fut encensé mais également très discuté. Il expose dès 1881 à Bruxelles qui était à l’époque un centre littéraire et artistique ouvert à la nouveauté. Il participe à la fondation du « groupe des XX » qui expose plus tard Gauguin, Cézanne…

Des débuts qui divisent la critique

Pourtant, l’élite intellectuelle fustige son travail, audacieux mélange de cauchemar et de bouffonnerie à l’image de Goya. Le néo-impressionnisme en plein expansion à l’époque n’arrange pas sa situation. C’est à ce moment qu’il devient anxieux et agressif. Un numéro spéciale de la revue La Plume de 1899 écrit par de grands lettrés de l’époque vient néanmoins à son secours. De même, après la guerre, des mécènes d’Anvers crée une salle lui étant dédiée au sein du musée de leur ville.

Tout change lorsqu’ Ensor devient baron en 1929 et donc un vieillard quelque peu plus serein qu’auparavant.  

Une œuvre plus unie qu’il n’y paraît

Il est courant de diviser l’œuvre d’Ensor en deux parties, une période sombre de 1879 à 1882 puis une période plus claire, plus irréaliste et fantasque dont l’acmé se situerait de 1887 à 1893. En réalité, ces périodes se chevauches. Après avoir étudier trois ans à l’Académie de Bruxelles, il peint avec des couleurs pures, des formes solides à la palette et au couteau. Mais il choisit également parfois des couleurs plus claires, des formes moins dures. Il représentait des scènes bibliques lorsqu’il était à l’académie déjà emprunte de fantastique. Par la suite, Sont style emprunte d’avantage a Goya et Turner (La mangeuse d’huître 1883). Une toile plus claire comme L’après-midi à Ostende (1881) mélange l’ombre et la lumière et confère au tableau une atmosphère impressionniste. Mais à partir de 1886, la lumière passe d’auxiliaire, du support objectivant de la réalité à substance essentielle de l’œuvre, brouillant les lignes situées entre l’onirisme et le réel, se faisant subjective, à la différence des peintres français de l’époque. On dit de son œuvre qu’elle frôle parfois le tachisme. (La Chute des anges rebelles, 1889). A la fin de sa carrière, sa main devient un peu plus lourde, mais subsiste malgré tout une palette audacieuse.

James Eros et Thanatos

Les thèmes abordés dans son œuvres sont nombreux, mais l’angle du symbolisme permet de mieux les comprendre : l’autoportrait, le masque, le Christ le squelette, mêlant portée historique et subjectivité du peintre. Eros et Thanatos, la question du sexe et de la mort, cadre toute son œuvre. Il représente également de nombreuses toiles aux sujets satiriques et fantaisistes. A la fin de se carrière et participe dans la musique, les décors… de l’opéra ballet Gamme d’amour. Il réalise également des gravures tout le long de sa carrière.

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