Henri-Théodore Fantin-Latour

peintre français du XIXème siècle, 1836-1904

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Côte, prix et estimation de l’artiste Henri-Théodore Fantin-Latour

Peinture : 3.900-880.200€

Dessin :  100-102.600€

Estampe : 10-15.500€

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Henri-Théodore Fantin-Latour : une formation classique

Ignace Henri Jean Théodore Fantin-Latour est un peintre et lithographe français connu pour ses portraits collectifs et ses natures mortes.

Né à Grenoble en 1836, il est initié à la peinture par son père, le portraitiste Théodore Fantin-Latour. Après le déménagement de sa famille à Paris, il rejoint l’atelier de Lecoq de Boisbaudran. Il devient par la suite élève à l’École des Beaux-Arts, tout en consacrant une grande partie de son temps à la copie des Maîtres anciens au Louvre. Au cours de sa formation, il se lie d’amitié avec James Abbott Whistler et Edouard Manet, notamment. Ces artistes, qu’il retrouve au café Guerbois, marquent la génération des impressionnistes. Malgré une grande amitié, Fantin-Latour ne rejoint pas leur mouvement esthétique et conserve, tout au long de sa vie, un style plus traditionnel et une palette plus sombre.

Henri-Théodore Fantin-Latour, portraitiste

Au cours de sa jeunesse et de ses années de formation, Fantin-Latour travaille principalement sur des portraits intimistes et plutôt austères. Il réalise à cet égard une importante série d’auto-portraits, troublants et sombres. Ses deux soeurs prennent quant à elles les traits de brodeuses ou de liseuses dans de petites scènes de la vie quotidienne.

A partir du milieu des années 1860, l’artiste travaille plus particulièrement sur les portraits collectifs, développant une approche innovante. Ces œuvres représentent ses amis artistes et écrivains dans des compositions savamment élaborées, souvent déroutantes. Avec Hommage à Delacroix (1864), Fantin-Latour peint notamment les portraits du critique Jules Champfleury, du poète Charles Baudelaire ou encore des peintres Manet et Whistler. Dans Un Atelier des Batignolles (1870), autre portrait de groupe bien connu de l’artiste, apparaissent notamment Auguste Renoir, Emile Zola ou encore Frédéric Bazille.

Ces portraits collectifs font, de nos jours, figure de véritables manifestes du XIXème siècle.

Henri-Théodore Fantin-Latour : de la nature-morte aux œuvres d’imagination

En parallèle, Fantin-Latour ne cesse de s’adonner à la nature-morte. Les fleurs, son sujet de prédilection, y sont traitées avec réalisme, douceur et virtuosité. Ces œuvres rencontrent notamment le succès en Angleterre, où l’artiste rejoint à plusieurs reprises son ami Whistler.  

Pourtant, à la fin des années 1860 Fantin-Latour exprime une certaine lassitude vis-à-vis du portrait et de la nature-morte. Progressivement, il consacre une partie toujours plus importante à ses œuvres dites “d’imagination”. Ces compositions poétiques, à la différence du reste de son travail, se caractérisent par un univers irréel et féérique. L’artiste y mêlent sujets mythologiques et musique, reprenant les thèmes de compositeurs tels que Berlioz, Schumann ou encore Wagner.

Cette facette moins connue du travail de Fantin-Latour témoigne de la grande richesse de son œuvre. L’artiste, décédé en 1904 dans le petit village de Buré, figure aujourd’hui dans les collections du Musée de l’Ermitage à Saint-Petersbourg, au MET de New York ou encore à la Tate Gallery de Londres. En 2016-2017, la retrospective Fantin-Latour, À fleur de peau retrace sa carrière au Musée du Luxembourg.

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