Henri Laurens

sculpteur et peintre français du XXème siècle, 1885-1954

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Cote, prix et estimation de l’artiste Henri Laurens

Sculpture : 10.000-1.500.000 €

Dessin : 250-95.000 €

Estampe : 45-2.700 €

Peinture : 450-77.900 €

Céramique : 30.000-146.200 €

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Le parcours d’Henri Laurens 

Henri est un artiste né en 1885 d’une famille ouvrière. Il est un autodidacte, n’ayant personne dans sa famille de connecter au monde de l’art. Il S’inscrit à un cours du soir, mais son expérience vient surtout de son métier de sculpteur ornemaniste.

Très solitaire jusqu’en 1910, il fait la rencontre l’année suivante de George Braque et lie avec lui une amitié indéfectible. Il expose au Salon des Indépendants en 1913 et à sa propre exposition en 1916. Sa carrière est discrète, mais importante et reconnue par de grands artistes. Il est consacré à de nombreuses reprises (Prix Helena Rubinstein en 1935, participation aux Biennales de Venise en 1948 et 1950 ou encore le grand prix de la biennale de Sao Paulo 1953).

La découverte du cubisme

Il adhère quelque peu tardivement à la mouvance cubiste, en 1916, après que les critiques les plus virulentes à propos de cette avant-garde soient passées. Le cubisme pictural a été une véritable révélation qui provoqua un « trouble inexprimable » en lui, alors qu’il venait tout juste de se soustraire à l’emprise du travail de Rodin.

Laurens commence dans un premier temps de retranscrire les principes du cubisme bidimensionnel en tridimensionnelle grâce à la sculpture. Il réalise ainsi sa série des Constructions, de 1915 à 1918, en effectuant une application quasi littérale des procédés cubistes dans sa période synthétique en respectant à la fois les codes graphiques et les thèmes représentés, donc très souvent des natures mortes. Cette application littérale atteint son point culminant avec ses bas-reliefs polychromes réalisés entre 1919 et 1924 (La grappe de raisin, 1922).

Par delà le cubisme synthétique

Il tente par la suite de s’affranchir de l’emprise du cubisme synthétique sur son travail en 1917 et n’y parvient qu’en 1932. Il commence à sculpter le corps féminin avec sensualité et gravité, ce qui séduit par ailleurs Matisse et Maillol. Souvent en bronze et de taille différente, ses statues conservent un caractère monumental. Dans cette seconde période de son travail, Laurens explore la qualité des espaces vides qu’il distend, étire, gonfle et déforme (L’automne 1948). L’influence des arts dits « primitifs » se fait également sentir tout au long de son œuvre,

Henri Laurens a joui d’une grande liberté de création et d’un talent remarquable dans le maniement de l’espace. Il est pourtant souvent resté quelque peu scolaire face à l’application des principes du cubisme. Paradoxalement c’est ce qui a permis à Laurens de parvenir à une expression résolument moderne de l’espace.

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