François Gérard

peintre français du XIXème siècle , 1770-1837

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Côte, prix et estimation de l’artiste François Gérard 

Peinture : 2.100-610.000

Dessin : 400-40.000€

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La formation artistique de François Gérard

François Gérard est un peintre d’histoire et portraitiste néo-classique né à Rome le 4 mai 1770 et mort à Paris le 11 janvier 1837. Son père Jean Simon est l’intendant du cardinal François-Joachim de Pierre de Bernis.

Le jeune garçon passe les douze premières années de sa vie à Rome et montre rapidement une aisance dans le dessin. Lorsque la famille revient s’installer à Paris en 1782, Jean Simon passe au service du ministre de la maison du roi ce qui permet à François Gérard d’intégrer la Pension du Roi, un établissement pour jeunes personnes talentueuses.

A 14 ans, il devient l’élève du sculpteur néoclassique Augustin Pajou puis du peintre d’Histoire Nicolas Guy Brenet. Mais c’est la peinture de Jacques-Louis David qui le fascine le plus et Gérard rejoint l’atelier de ce maitre en 1786. Il compte parmi ses camarades Anne-Louis Girodet ou Antoine-Jean Gros. Il obtient le second prix de Rome en 1789.

François Gérard, peintre d’histoire de la cour impériale

Après la mort de son père, un retour bref à Rome et la mort de sa mère en 1793, Gérard peine à trouver des commanditaires. Il intègre un logement et un atelier au Louvre avec l’aide de son maitre David.

C’est à l’occasion du Salon de 1795 que Gérard acquiert plus de visibilité. Lors de cet événement, il présente un Bélisaire pour lequel l’influence de David est palpable. Mais c’est véritablement le Salon de 1798 qui le rend célèbre, grâce à son Psyché et l’Amour. Vers 1800, Gérard baigne dans une société parisienne éclairée et organise des salons littéraires.

En 1801, Gérard et Girodet reçoivent une commande impériale consistant à illustrer les légendes d’Ossian qui viendraient décorer la Malmaison. Le baron devient « Premier peintre » de Joséphine de Beauharnais et se place sous la protection de la famille Bonaparte. En 1803 il reçoit la Légion d’honneur.

Pour le Salon de 1808, Gérard reçoit la commande d’une représentation de la Bataille d’Austerlitz par l’administration impériale. L’œuvre est tellement monumentale qu’elle est rendue avec deux ans de retard et reçoit une critique positive qui le place comme concurrent de son ancien camarade d’atelier Antoine-Jean Gros, peintre célébré pour ses scènes de bataille.

En 1811, il est nommé professeur de l’École des beaux-arts de Paris et l’on peut compter Eugène Delacroix parmi le peu d’élèves qu’il participe à former.

François Gérard, portraitiste réputé

François Gérard est également réputé pour son talent de portraitiste. Sa virtuosité lui permet de devenir portraitiste de la cour sous l’Empire. Le peintre excelle dans la représentation de la matière, de la lumière et du glacis comme le montre le Portrait de Juliette Récamier réalisé en 1805. Contrairement à son maitre David qui, dans le portrait de Madame Récamier présente une peinture très sobre sur un fond simple et uni et un habit très classique, Gérard propose une robe qui dénude légèrement les épaules d’un modèle à la pause presque sensuelle, et peint un fond où l’on aperçoit la forêt.

Devenu baron d’Empire en 1809, il a également réalisé un très célèbre portrait de Napoléon Ier en costume de sacre.

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