Elisabeth Vigée-Lebrun

peintre française du XVIII-XIXème siècle, 1755-1842

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Côte, prix et estimation de l’artiste Elisabeth Vigée-Lebrun

Peinture : 1.380-5.340.800€

Dessin : 600-310.000€

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La formation d’Élisabeth Vigée-Lebrun

Élisabeth Vigée-Lebrun est une artiste peintre française née le 16 avril 1755 et morte le 30 mars 1842 à Paris. Elle montre un talent précoce pour le dessin et son père, Louis Vigée, qui est pastelliste devient son premier professeur. Malheureusement, celui-ci décède lorsque sa fille n’a que 12 ans. Gabriel-François Doyen, ami de la famille et célèbre peintre d’histoire à l’époque prend le relai et encourage la jeune-fille à persévérer dans les mediums que sont la peinture à l’huile et le pastel.

Élisabeth rencontre le célèbre peintre de marines Joseph Vernet qui lui prodigue conseils et recommandations. Elle passe énormément de temps au musée à copier les grands artistes tels Rembrandt ou Greuze. Ne pouvant espérer intégrer l’Académie royale de peinture et de sculpture beaucoup trop conservatrice, Vigée-Lebrun devient membre de l’Académie de Saint-Luc en 1774 comme l’était son père.

Élisabeth Vigée-Lebrun, portraitiste renommée

En 1776, elle épouse le marchand et restaurateur de tableaux Jean-Baptiste Pierre Lebrun. La même année, la peintre travaille pour la Cour de Louis XVI. Deux ans plus tard, elle devient peintre officiel de la reine et réalise ainsi le premier portrait de Marie-Antoinette.

Les affaires marchant bien, les époux décident d’ouvrir une salle de ventes dans leur hôtel particulier. Élisabeth y vend ses tableaux pour des sommes importantes mais dont elle ne touche même pas le quart, son mari empochant l’argent avidement.

En 1780, Vigée-Lebrun donne naissance à Jeanne-Julie-Louise qui sera le sujet de nombreux de ses portraits et le centre de son affection. Elle est admise à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1783, en même temps que sa rivale Adélaïde Labille-Guiard. A l’occasion du Salon qui se tient cette même année, l’artiste présente un portrait de Marie-Antoinette qui fait scandale car la reine s’est fait peindre en chemise !

Les portraits très naturels qu’elle réalise rencontrent un fort succès dans la société aristocratique et bourgeoise du XVIIIème siècle. Les prix s’envolent.

Élisabeth Vigée-Lebrun et l’exil

L’artiste décide de fuir la capitale en octobre 1789 lorsque la Révolution éclate. Ne prenant avec elle que sa fille, sa gouvernante et quelques francs, Élisabeth arrive à Rome en novembre de la même année et se fait recevoir à la Galerie des Offices grâce à un autoportrait. Désireuse de rentrer en France, elle ne le peut pas car elle inscrite sur la liste des émigrés.

L’artiste voyage alors dans toute l’Italie puis se rend en Autriche où elle bénéficie de la protection impériale. Invitée par l’ambassadeur russe, Vigée-Lebrun se retrouve à Saint-Pétersbourg en 1795 et reçoit de nombreuses commandes de la haute société. En 1800, grâce à une pétition signée par 255 artistes, elle peut retourner à Paris.

Ne parvenant pas à trouver sa place dans cette nouvelle société française issue de la Révolution, l’artiste part s’installer en Angleterre où elle reste trois ans et vit avec la Cour de Louis XVIII. Elle est de retour à Paris en 1805 et réalise le portrait de Caroline Murat et de sa fille Laetitia en 1807. Après un bref passage en Suisse, la peintre revient en France et vit entre Paris et Louveciennes.

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