Carl Heinrich Hermann

peintre allemand du XIXème siècle, 1802-1880

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Côte, prix et estimation de l’artiste Carl Heinrich Hermann

Peinture : 2.200€

Dessin : 100-59.000€

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Les années de formation Carl Heinrich Hermann

Né à Dresde en 1802 et mort à Berlin en 1880, Carl Heinrich Hermann est un peintre allemand spécialiste de la peinture à la fresque.

Hermann se forme d’abord à l’Académie des Beaux-Arts (Hochschule für Bildende Künste, abrégée en HfBK) de Dresde, sa ville natale. Il rejoint par la suite l’Académie d’Arts de Dusseldorf (Kunstakademie Düsseldorf), où il étudie sous le tutorat de Peter Von Cornelius. Ce grand fresquiste allemand est un représentant des “Nazaréens”, mouvement artistique germanique proche du romantisme, qui souhaite renouveler l’Art par la religion chrétienne.

Avec Ernst Förster et Jakob Götzenberger, deux autres élèves de Cornelius, il participe à la réalisation des fresques de l’auditorium de l’Université de Bonn. Celle intitulée Théologie lui est entièrement attribuée.

La période munichoise avec Cornelius

Par la suite, Hermann accompagne son Maître, Cornelius, à Munich. Ils travaillent ensemble sur les fresques de la Glyptothèque, musée commandité par le roi de Bavière Louis Ier pour accueillir sa collection de sculptures grecques et romaines.

Hermann reste ensuite à Munich pour travailler sur divers projets personnels. Il réalise ainsi en 1834 une fresque pour l’antichambre de la Reine au Palais de la Résidence. Cette œuvre reprend le thème de Parzival, la grande épopée du poète allemand Wolfram von Eschenbach (XIIème-XIIIème siècle). Inspirée du Perceval de Chrétien de Troyes, elle aborde pour la première fois en langue allemande l’histoire du Saint-Graal.

Hermann peint de plus les fresques des arcades du jardin Hofgarten, représentant la victoire de Louis le Bavarois à Ampfing. Il élabore aussi le plafond de l’Assomption du Christ pour l’Eglise Protestante de Munich.

Cornelius l’invite en 1836 à participer à la réalisation des fresques de la Ludwigskirche, l’Eglise Saint-Louis. Ces fresques figurent parmi les plus grandes du monde, et en particulier celle du Jugement dernier, située au-dessus de l’autel et mesurant plus de 70m de haut et 45m de large.

Berlin et l’essor personnel d’Hermann

Après l’achèvement de ces fresques en 1840, Cornelius et Hermann partent pour Berlin. Ils  rejoignent alors Karl Friedrich Schinkel, architecte de l’Altes Muséum (“vieux Musée” en allemand). Ensemble, ils travaillent sur un projet de fresques pour le vestibule du musée.

Malgré cette collaboration, Hermann prend ses distances avec Cornelius dans les années 1840. Seul, il réalise des œuvres religieuses pour l’Eglise du cloître franciscain Franziskaner-Klosterkirche et l’Eglise d’Oschatz.

En 1844, il est nommé professeur à l’Académie de Berlin. Il entreprend alors la représentation de “l’Histoire d’Allemagne”, projet qu’il avait déjà ébauché à Munich. Il crée à cette occasion quinze larges compositions retraçant chacune une période spécifique de l’histoire germanique. Elles sont caractérisées par une représentation précise de l’architecture de l’époque, mais aussi des personnages, costumes et œuvres y étant attachés.

Ce projet nous est connu aujourd’hui grâce aux dessins et gravures préparatoires, dont certains sont conservés au MET de New York.

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