Wifredo Lam

peintre et sculpteur cubain du XXème siècle , 1902-1982

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Cote, prix et estimation de l’artiste Wifredo Lam

Peinture : 2.600-3.800.000 €

Dessin : 100-452.300 €

Estampe : 50-2.500 €

Sculpture : 240-18.600 €

Céramique : 100-8.500 €

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La jeunesse de Wifredo Lam

Né d’un père chinois et d’une mère cubaine, Lam appartient à des traditions dont il puise l’inspiration pour son travail. Il voit pour la première fois en 1928 dans un musée de Barcelone des sculptures africaines, ville au sein de laquelle il poursuit ses études artistiques débutées à la Havane. La guerre civile espagnole de 1937 l’amène à devoir se réfugier à Paris cette même année.

L’influence dans avant-gardes européennes et haïtiennes.

L’artiste qui admirait l’œuvre de Picasso et l’imitait lors de ses débuts se fait remarquer par ce dernier. Ainsi le maître cubiste lui permet de rencontrer de grands artistes tels qu’Ernst, Brauner ou Breton. À cette époque, vers la fin des années 1940, l’œuvre de Lam est surréaliste. C’est en 1941 qu’il réussit à rejoindre son pays natal, mais garde contact avec le groupe des surréalistes. C’est à cette période qu’il réalise ses premières toiles importantes, comme Le Sombre Malumbo et La Jungle.

Lors d’un séjour à Haïti, il assiste à des cérémonies Vaudou, ce qui lui permet d’enrichir son travail. Il renouvelle ainsi sa palette et accentue le lyrisme de ses œuvres qui pouvait présenter un aspect relativement austère (Ogoun Feraille). Après la guerre, Lam se rend régulièrement à Paris.

Des influences multiples pour une œuvre universelle

Il réalise par la suite des toiles qui s’apparentent grandement au monochrome (La coiffe blanche 1963). Les effets qu’il applique à sa peinture sont issus d’un répertoire de signes que l’on retrouve par moment dans son travail, oiseaux griffus, masques cornus ; feuillages, silhouettes filiformes que l’on peut également retrouver dans les céramiques qu’il produit en 1975. Il ne faut cependant pas y voir un plaquage obsessionnel des certains thèmes (La veilleuse, 1945) de contes cubains ou africains. En réalité, il les personnalise autant qu’il les universalise : nous sommes libres d’y percevoir la représentation de nos propres désirs. L’ouvrage de M.P Fouchet publié en 1976 analyse ce phénomène en même temps qu’il constitue un catalogue de l’œuvre de Lam Wifredo.

La ville de Paris dans laquelle il meurt en 1982 lui consacre une exposition en mars 1983 au musée d’Art moderne. Il était, au sein de la capitale et depuis les années 1960, une sorte d’ambassadeur acharné de l’art et de la peinture cubaine dans le monde et incarnait également le développement pictural du continent européen dans on pays natal, Cuba.

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